Roland Dhardivillé est un nouveau créateur de luminaires et autres objets…Il travaille à paris.

Assistant réalisateur dans le cinéma, entre deux tournages, il fabrique des lampes à partir d’éléments de récupération. Après quelques expositions privées, il se consacre entièrement à cette discipline et entame une nouvelle carrière à la frontière de l’art et du design.

Il refuse le titre de designer, lui préfère celui de « lampiste », terme plus désuet mais qui définit bien sa volonté: façonner à la main des pièces uniques.

Roland Dhardivillé crée des sculptures lumineuses. Sa technique consiste à assembler des pièces laissées pour compte, récupérées dans la rue, les casses, les vide-greniers, aux puces… Il les détourne de leur usage initial et leur donne une seconde vie dans les salons.

Au hasard de la chine il marie avec humour et audace, le métal, le bois, le verre ou le plastique.Tout est bon. Tout est beau. Ainsi, un œil averti reconnaîtra ici ou là un vilebrequin, un isolant, une boîte de vitesse, un chauffe-bigoudis…au gré des assemblages et de l’inspiration.

L’artiste révèle la beauté et la noblesse oubliées de ces pièces industrielles souvent invisibles, cachées dans des moteurs. Ces pièces, brossées, patinées et vernies reçoivent en chapeau une opaline ancienne…Ainsi coiffées, elles deviennent élégantes et raffinées.

D’inspiration art déco et art brut, il crée un genre nouveau.

Aurélie surget-roy
Journaliste